Une masse d’air chargée de poussières désertiques a traversé une large partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes dés le jeudi 27 août. Les vents de sable en provenance du Sahara, peuvent transporter des particules fines (PM10) responsables d’une dégradation de la qualité de l’air, mesurée par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.
Il n’est pas rare que ce phénomène de transport longue distance de « poussières désertiques » se produise, notamment quand une dépression atlantique plonge vers le sud de la péninsule ibérique, et qu’un fort vent de sud se lève sur le Maghreb, soulevant alors d’importantes quantités de poussières de sable en provenance du Sahara.
Il a entraîné une forte hausse des concentrations de particules PM10, avec des dépassements des seuils d’informations et de recommandations et, localement, du seuil d’alerte. Les analyses réalisées lors d’épisodes précédents en Auvergne-Rhône-Alpes montrent une hausse de certains éléments caractéristiques des poussières minérales, notamment le silicium et l’aluminium.
Les niveaux observés à cette date figurent parmi les plus importants relevés ces dernières années lors d’épisodes de poussières désertiques dans la région.
- La moyenne journalière maximale a atteint 152 µg/m3 à la station Maurienne Trafic, soit environ 17 % de plus que le maximum régional de 130 µg/m3 relevé lors de l’épisode particulièrement marqué des 29 et 30 mars 2024.
- Sur le bassin grenoblois et ses environs, les moyennes journalières ont atteint entre 127 et 148 µg/m3 selon les sites. Elles dépassent ainsi les concentrations maximales observées dans l’Isère lors de l’épisode de mars 2024, qui avaient atteint environ 123 µg/m3 en moyenne journalière.
Cet épisode avait également donné lieu à des pics horaires très élevés, proches de 400 µg/m3 sur certains secteurs alpins. Les poussières (ou particules) désertiques sont des particules assez grossières, de quelques microns à une dizaine de microns de diamètre (PM10). Du fait de leur diamètre assez important, ces particules ont moins de facilité à pénétrer dans les organismes que les particules fines (diamètre de 2,5 microns pour les PM2,5, voire moins) issues de phénomènes de combustion (chauffage au bois, véhicules à moteur thermique). D’autre part, leur composition chimique est très différente de celles émises par les combustions, qui sont des particules très complexes comprenant des éléments carbonés, organiques, mais aussi des traces de métaux, autant d’éléments potentiellement toxiques.Les particules désertiques ont un caractère irritant et peuvent notamment agir sur l’appareil respiratoire, en particulier chez les enfants.
Comme lors de tout épisode de pollution aux particules, elles peuvent occasionner une gêne ou une irritation des voies respiratoires, en particulier chez les personnes sensibles ou vulnérables.
Consulter la qualité de l’air et les recommandations dans votre bassin d’air : https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/episodes-de-pollution
Il s’en ait suivi de fortes averses orageuses qui ont lessiver l’atmosphère et ont entraîner une baisse de ces concentrations de PM10 en moyenne .