Le nouveau rapport de l’ONU sur le climat nous donne des axes prioritaires qui nous paraissaient déjà acquis

« La lutte pour limiter le réchauffement à 1,5°C, c’est la lutte pour l’humanité » : intitulé  « Des atouts cachés : les arguments économiques et sanitaires en faveur de l’action pour le climat et la qualité de l’air » :   Air et climat : 15 dollars de bénéfices pour chaque dollar investi.

Ce qu’il faut en retenir : l’accent mis sur  l’évaluation menée par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et la Coalition pour le climat et la qualité de l’air (CCAC) montre qu’une action coordonnée, fondée sur 25 mesures et réformes politiques éprouvées, peut améliorer la santé publique, renforcer les économies et accélérer les progrès vers les objectifs climatiques. Publiée à l’occasion de la Journée internationale de l’air pur pour un ciel bleu.

« Pendant trop longtemps, nous avons considéré l’action climatique comme un coût à gérer et la pollution atmosphérique comme une conséquence inévitable du développement », a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE.

Face à la pollution de l’air qui tue une personne toutes les 5 secondes, l’ONU appelle à agir!

Antonio Gutterez Secrétaire général des Nations Unies affirme  à l’occasion de la Journée internationale de l’air pur pour un ciel bleu : « Les raisons d’agir n’ont jamais été aussi évidentes,  réduire la pollution atmosphérique protège la santé, stimule la productivité et permet de bâtir des sociétés plus résilientes et plus prospères », tandis que « l’accélération de la transition vers l’abandon des combustibles fossiles est l’un des moyens les plus rapides et les plus efficaces d’assainir l’air tout en luttant contre la crise climatique ».

Des chiffres complètent ces positionnements : Le rapport estime que les bénéfices annuels découlant de la mise en œuvre des 25 mesures seraient équivalents à 2,8 % du produit intérieur brut (PIB) mondial en 2035, à 4,5 % en 2050 et à 11,4 % en 2100,  alors que les subventions explicites aux combustibles fossiles représentaient 2,18 % du PIB mondial en 2022, tandis que les dépenses de santé atteignaient 9,3 % en 2023..

D’ici 2050, la mise en œuvre complète des 25 mesures pourrait permettre d’éviter, au total, 144 millions de décès prématurés liés à la pollution atmosphérique, dont 96 millions dus à la seule pollution de l’air ambiant, ainsi que des centaines de millions de cas de maladies chroniques.

Selon le rapport, cette action permettrait également d’éviter environ 0,34 °C de réchauffement d’ici à 2050 et 1,4 °C d’ici à 2100 : ce qui en l’état actuel devrait être une priorité.

Documents élaborés par le PNUE : https://wedocs.unep.org/items/156d074c-ab1d-4833-acf8-6343589ede9b

ONU Infos : https://news.un.org/fr/story/2026/09/1159418