L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) vient de publier les premiers résultats de sa troisième Étude de l’alimentation totale (EAT3). Premières conclusions : des concentrations en baisse, mais une exposition encore trop élevée : les concentrations moyennes d’acrylamide, d’argent, d’aluminium, de cadmium et de plomb dans les aliments ont globalement diminué par rapport à l’étude précédente.
L’EAT3 est une vaste étude qui vise à analyser la présence de plus de 250 substances chimiques dans notre alimentation et à évaluer l’exposition de la population française. Ce premier volet se concentre sur l’acrylamide et cinq éléments traces métalliques : l’argent, le cadmium, le plomb, l’aluminium et le mercure.
« On trouve de nombreux éléments traces métalliques, dont certains sont plus connus sous le nom de “métaux lourds”, dans notre alimentation, explique Morgane Champion, coordonnatrice de l’étude. Ils sont naturellement présents dans l’environnement, mais les activités humaines – agriculture, industries, trafic routier – en produisent également, et ils se retrouvent dans les sols, l’eau ou l’air. »
Ces premiers résultats ne constituent que le premier volet de l’EAT3. Les prochaines publications porteront sur d’autres familles de contaminants : des substances issues des matériaux au contact des aliments (bisphénols, phtalates), les résidus de pesticides, les PFAS, etc.
Des conseils sont donnés pour limiter votre exposition aux contaminants :
Variez votre alimentation ;
Limitez les aliments à faible intérêt nutritionnel qui peuvent être contaminés : chips, biscuits, viennoiseries…
Pour l’acrylamide : évitez de trop brunir les aliments lors de la cuisson, particulièrement les pommes de terre et la viande ;
Pour le poisson : respectez la recommandation de deux portions par semaine, en variant les espèces.
Source : Anses – Étude de l’alimentation totale française 3 (EAT3), Résultats – Tome 1, Acrylamide, aluminium, argent, cadmium, mercure et plomb.