La partie nord-ouest de la Méditerranée est touchée par une vague de chaleur qui a atteint un pic d’intensité jusque là in atteint pour la zone, avec une moyenne de 5,2 °C de différence avec les valeurs normales, dites climatologiques, selon les données de l’institut des sciences de la mer (ICM).La zone étudiée va de du nord des îles Baléares vers le nord et est à l’est par la Corse et la Sardaigne.
« Si l’on fait la moyenne de l’intensité (…), on obtient 5,2 °C, et si l’on fait ce même calcul pour les autres années, on voit que c’est un record » a déclaré Justino Martinez, chercheur à l’ICM et à l’institut catalan Icatmar, soulignant que ce record était dû en grande partie à la canicule que vient de traverser l’Europe.
Ces pics de températures ont dépassé, pour la Méditerranée, ceux qui avaient été enregistrés après la dramatique canicule qui avait frappé l’Europe en 2003,et nous en sommes à la 2ème canicules de l’année et l’été ne fait que commencer.
Et l’on constate des phénomènes aussi importants sur l’océan en général qui est lui aussi en surchauffe. Les températures mondiales de surface de la mer ont battu de nouveaux records le 21 juin dernier, alertent le Service Copernicus pour le changement climatique (C3S) et le Service Copernicus pour l’océan (CMEMS). Si les mesures relevées diffèrent légèrement, elles s’accordent sur un constat : jamais l’océan n’a été aussi chaud pour un mois de juin.
« Les données quotidiennes du C3S sur les TSM
(températures mondiales de surface de la mer, ndlr) ont dépassé le record de 2024 le 21 juin, atteignant 20,86°C, soit
au dessus des 20, 83 °
enregistrées les 2 dernières années. Les données quotidiennes du Service Copernicus pour l’océan indiquent également des températures record le 21 juin, atteignant 21°C et dépassant ainsi de 0,1°C les précédents records de 2023 et 2024« ,
détaillent les deux organismes dans un communiqué.
Ces records étaient pourtant attendus, pointe Copernicus,avec les conditions du El Nino, dans le Pacifique équatorial.