La fascination pour l’IA conduit nos cerveaux à penser différemment

L’intelligence artificielle (IA) est devenue un sujet de débat intense, suscitant des questions sur son impact potentiel sur notre cerveau et notre société. Les smartphones et l’intelligence artificielle ont indéniablement transformé notre société et notre manière de vivre. Aujourd’hui, nos vies sont rythmées par les écrans : smartphone, ordinateur, télévision, tablette, qui nous informent, nous divertissent, et nous relient aux autres et surtout apporter une base de l’intelligence artificielle. Les écrans sollicitent en permanence notre système de récompense cérébral, influençant durablement les circuits neuronaux liés à l’attention, à  la gestion des émotions et à la prise de décision  en atteignant assurément notre santé mentale.

Or, l’utilisation exagérée d’outils d’IA altère les capacités cognitives humaines.  L’intelligence artificielle simplifie nos tâches, mais affaiblit-elle notre esprit  en réduisant la pensée autonome ? En particulier, les recherches suggèrent qu’une dépendance excessive à l’IA peut entraîner une atrophie cognitive, une diminution des capacités d’analyse et une altération des capacités de prise de décision, ce qui soulève des questions sur les conséquences à long terme pour la santé mentale et la résilience cognitive.La facilité d’accès à l’information grâce à l’IA peut modifier notre manière d’apprendre et de mémoriser. L’incorporation de l’IA à l’intelligence humaine réside dans sa capacité d’influencer la neuroplasticité du cerveau humain. L’IA pourrait nous permettre de nous concentrer sur des activités qui nécessitent une pensée critique et une innovation, plutôt que de nous enliser dans des tâches répétitives et routinières.

Les smartphones et l’intelligence artificielle ont indéniablement transformé notre société et notre manière de vivre. Des recherches ont suggéré que l’utilisation excessive des smartphones pourrait être associée à des modifications structurelles du cerveau.

L’exposition prolongée à la lumière bleue émise par les écrans de smartphones perturbe la production de mélatonine, l’hormone régulant le sommeil. Une étude a montré que deux heures d’exposition à la lumière d’un écran rétroéclairé peuvent diminuer la sécrétion de mélatonine d’environ 22 %, retardant ainsi l’endormissement et affectant la qualité du sommeil.

Une étude de 2011 a révélé une diminution locale du volume de matière grise chez les individus présentant une dépendance à Internet, bien que ces résultats doivent être interprétés avec prudence en raison de la plasticité cérébrale et de la nécessité de recherches supplémentaires pour établir une causalité directe.​Cependant, il est essentiel de rester vigilants quant à leur impact sur notre cerveau et notre santé mentale. Néanmoins quelques études font état de conséquences surprenantes à prendre avec attention.

En bref il serait bon d’encourager des moments de déconnexion, comme des périodes sans écran ou des activités en plein air, ce qui pourrait  aider à réduire la dépendance et à favoriser le bien-être mental.​ Cela passe par une éducation numérique adaptée, une régulation personnelle de notre usage des écrans?

Publiée: 06 août 2025 https://newsroom.heart.org/news/excessive-screen-time-among-youth-may-pose-heart-health-risks

https://www.iana-data.org/ethique-et-societe/843-lutilisation-exageree-doutils-dia-altere-les-capacites-cognitives-humaines.html

Espoirs et hypes pour l’intelligence artificielle dans le dépistage du cancer colorectal
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