Les médias nous informent : quatre rapporteurs spéciaux des Nations unies interpellent le gouvernement sur des « violations présumées des droits humains » liées à la pollution aux PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) dans la « vallée de la chimie », au sud de Lyon, et lui demandent de « prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des droits et des libertés des populations concernées ».
Rappelons que près de 200 riverains de la plateforme chimique d’Oullins-Pierre-Bénite (Métropole de Lyon), avaient procédé à des analyses sanguines des riverains, qui démontrent des niveaux élevés de concentration en polluant éternels, et « renforcent leurs inquiétudes » en soulignant l’impact négatif que la consommation d’eau et d’aliments (fruits et légumes, œufs) contaminés peut avoir sur « les droits des habitants de la région à bénéficier du meilleur état de santé possible ». Ils avaient assigné le Tribunal de Lyon à propos des Entreprises Arkema, et Daikin de la plate-forme du Sud lyonnais suspectés d’être à l’origine de la plus importante zone de pollution aux PFAS identifiée à ce jour en France et où résident plus de 200 000 personnes.
Ces rapporteurs de l’ONU renchérissent donc des conséquences sanitaires occasionnées par ces expositions inquiétantes et alertent de la nécessité de faire appliquer le droit à un environnement sain, le droit à l’alimentation, les droits à l’eau potable et d’interdictions de substances toxiques.