COP 17 Conférence de l’ONU sur la désertification en Mongolie

La COP17 (Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s’est ouverte lundi 17 août à Oulan-Bator, en Mongolie et s’achèvera le 28 août, 197 parties sont réunies pour tenter de faire avancer la réponse internationale face à la dégradation des terres et aux sécheresses : Un rendez-vous international majeur consacré à l’avenir des terres, de la sécurité alimentaire et de la résilience des populations face aux changements climatiques.

La CNULCD définit la  désertification comme « la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches », sous l’effet notamment des variations climatiques et des activités humaines.Une terre se dégrade lorsqu’elle perd une partie de ses capacités : sa fertilité diminue, son couvert végétal se raréfie, ses sols s’érodent et perdent de la matière organique, sa capacité à retenir l’eau se détériore. Or les activités humaines et particulièrement l’expansion urbaine ou encore l’extraction minière en sont les principales causes,  qui sont renforcées désormais par le changement climatique.

L’objectif visé est  d’apporter des réponses concrètes aux défis étroitement liés que sont la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, dont les impacts dépassent le cadre environnemental pour toucher la stabilité économique, sociale et sécuritaire des États.

Pour la première fois dans l’histoire de ces conférences, et ce n’est guère une surprise, les débats ont été bloqués dès l’adoption de l’ordre du jour, après des objections formulées par les États-Unis et la Russie. Et pourtant sécheresses et incendies s’intensifient en Europe comme partout sous nos latitudes. Ces blocages diplomatiques interviennent alors que la dégradation des terres concerne déjà près de 40 % des surfaces mondiales, avec des conséquences directes sur les populations et les ressources en eau.

La restauration des terres et la gestion de l’eau figurent d’ailleurs parmi les grands thèmes de la COP17 sur la désertification. Un enjeu d’autant plus important que les sols jouent également un rôle essentiel dans le stockage du carbone, la préservation de la biodiversité et la sécurité alimentaire.

La crise est également économique : l’ONU estime à  878 Milliards de dollars par an le cout de la désertification , de la dégradation des terres et de la sécheresse. Or, l’investissement nécessaire est sans commune mesure avec les financements actuellement mobilisés.C’est surtout la question financière qui reste la principale pierre d’achoppement