De plus en plus de jeunes se tournent vers la cigarette électronique. désormais , elle s’est largement installée dans les habitudes.
Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), près de 57% des jeunes de 17 ans avaient déjà testé la cigarette électronique en 2022. Plus préoccupant, 6% déclaraient en faire un usage quotidien, un taux trois fois plus élevé qu’en 2014.
À mesure que la vapoteuse gagne du terrain, au Royaume Uni, les professionnels de santé constatent une augmentation des problèmes respiratoires, peut_on lire dans le Guardian. Si les risques de cette addiction sont connus, au même titre que ceux de la cigarette d’ailleurs, de nouvelles données viennent renforcer les inquiétudes. Une étude, publiée dans la revue médicale BMJ Journals et menée par des pédiatres du Royal College of Paediatrics and Child Health, en Grande Bretagne.
Une étude qui montre enfin l’impact du vapotage sur la santé : les vapoteurs seraient plus susceptibles que les fumeurs d’être victimes de maladies cardiovasculaires, même sans nicotine dans leur liquide., ce que confirment les scientifiques qui suggèrent que le vapotage régulier pourrait entraîner des maladies cardiovasculaires. Les symptômes les plus courants étant: toux, respiration sifflante, bronchite et exacerbations de l’asthme figurent parmi les symptômes les plus observés en ajoutant d’impacter la santé bucco-dentaire. Cela se manifeste par des inflammations, des ulcères et une sécheresse buccale.
Reste que le recul manque quant à ces tendances nouvelles, et donc nous sommes dans une zone d’incertitudes. «Nous ignorons encore beaucoup de choses concernant les effets à long terme sur les enfants et les jeunes», reconnaît Mike McKean, chercheur en pédiatrie.
Andrew McCracken dénonce quant à lui le marketing des cigarettiers: les poumons des enfants «paient le prix» de produits conçus pour ressembler aux confiseries et en reprendre les goûts. «Toute personne qui ne fume pas ne devrait pas vapoter, et cela vaut particulièrement pour les enfants», rappelle -t-il, lui même directeur des affaires extérieures de la principale organisation britannique dédiée à la santé respiratoire.
Sources: https://www.ofdt.fr/sites/ofdt/files/2023-08/field_media_document-3257-doc_num–explnum_id-33683-.pdf
BMJ https://doi.org/10.1136/archdischild-2025-330125