Une période de particules fines est annoncée sur l’Europe

Un épisode  de pollution de l’air aux particules fines est attendu sur une partie de l’Europe, dont la France,  particulièrement notable  sur le Nord et l’Ouest. Ce pic de pollution combiné à une forte pollinisation, est un cocktail explosif pour les personnes fragiles.

Selon le service européen Copernicus, la qualité de l’air devrait se dégrader dans les prochains jours sur l’Europe occidentale, en raison des particules fines. L’Allemagne, la Belgique, la France, l’Irlande, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont particulièrement concernés, notamment en lien avec des émissions agricoles multiples. Cette situation intervient dans un contexte printanier habituel.

« Les particules fines ont plusieurs origines : les particules primaires qui viennent du chauffage résidentiel, les activités industrielles, le trafic routier et l’agriculture » on est typiquement sur un épisode qu’on qualifie de printanier, c’est-à-dire à un moment où les niveaux en particules fines augmentent, à cause de la formation du nitrate d’ammonium: nitrate qui se forme à partir des émissions agricoles d’ammoniac, émissions liées aux épandages d’engrais en cours à cette période de l’année, et aux émissions d’oxyde d’azote qui proviennent, elles, du trafic routier, et des activités industrielles. »

En France « l’exposition chronique aux particules fines PM2,5 est responsable d’environ 7 % des décès annuels ». Ils rappellent aussi que « les particules fines et les oxydes d’azote sont impliqués dans de nombreuses pathologies : maladies cardiovasculaires, cancers (poumon, sein…), asthme ou infections respiratoires. De plus n’oublions pas les coûts induits par cette pollution de l’air pour la société, en matière de pertes de production pour les entreprises et en surcroît de dépenses pour l’Assurance-maladie. « Au total, les seules particules fines (PM₁₀) représentent un coût annuel d’environ 13 milliards d’euros pour la collectivité, auxquels s’ajoutent près de 4 milliards d’euros pour le dioxyde d’azote (NO₂) »

plus de précisions sur  le site : http://www2.prevair.org/

Prev’Air est une plateforme nationale de prévision de la qualité de l’air. Elle a été créée en 2004,Ses prévisions sont le fruit du travail d’un consortium réunissant l’INERIS, le CNRS, Météo France et le LCSQA (Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air), en liaison directe avec les informations fournies par les réseaux de mesure et d’observation gérés par les Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’air (AASQA)