L’ONU alerte sur une chute inédite de la natalité mondiale et la France qui jusqu’alors se maintenait se voit concernée depuis ces 2 dernières années.
Le sujet préoccupe de plus en plus les institutions internationales : la baisse inédite des taux de fertilité à l’échelle mondiale. Cette fois, c’est le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) qui tire la sonnette d’alarme dans son dernier rapport.En somme, si la crise démographique semble bien réelle, elle impose surtout un nouveau regard sur nos modèles sociaux et économiques — loin des réponses toutes faites. Partout sur la planète, les taux de natalité dégringolent. Le phénomène transcende les barrières géographiques et économiques.
On s’éloigne toujours un peu plus du taux de 2.1 nécessaire pour renouveler les générations. Ces changements se lisent aussi dans la baisse de l’indicateur conjoncturel de fécondité, qui s’élève à 1,56 enfant par femme, un plus bas depuis la fin de la première guerre mondiale.Cependant, sur le plan de la fécondité, il semble que notre pays conserve sa bonne place ; le pays se situe encore au deuxième rang européen, derrière la Bulgarie.
En France la conséquence de la baisse des naissances et d’une mortalité (pour 651 000 décès)soutenue, donne un solde naturel devenu négatif en 2025, à − 6 000. Le phénomène était attendu , en 2024, déjà, on comptait davantage de morts que de naissances , et simultanément on constate un vieillissement de la population: selon l’Insee, « les personnes d’au moins 65 ans sont presque aussi nombreuses que celles de moins de 20 ans », respectivement à 22,2 % et 22,5 %. Ainsi, au 1er janvier 2024, les plus de 65 ans représentaient 21,6 % de la population de l’Union européenne, avec un taux qui culmine à 24,3 % en Italie.
En 2025, 645 000 bébés sont nés, soit 2,1 % de moins qu’en 2024. C’est le plus bas niveau depuis 1942. La baisse amorcée en 2011 se poursuit ; depuis cette date, le nombre de naissances a chuté de 23,6 %.
Et pourtant au 1er janvier 2025, la France comptait 68,6 millions d’habitants, soit 169 000 de plus qu’un an auparavant avec la politique migratoire .
Bilan démographique 2025 – Insee Première n°2087, janvier 2026