Début octobre, Météo-France a publié une carte des îlots de chaleur urbains (ICU) pour 47 agglomérations françaises.Le phénomène d’îlot de chaleur urbain (ICU) se manifeste par des températures nocturnes plus élevées en milieu urbain que dans les zones rurales voisines. C’est une mesure relative, exprimée en degrés : on parle par exemple d’un îlot de chaleur de +3 °C
Ces cartes révèlent ainsi les différences de températures entre les centre-villes et les périphéries plus rurales.La carte interactive présente les villes étudiées dans le projet MApUCE (2015-2019), coordonné par Météo-France, qui a modélisé numériquement l’îlot de chaleur urbain en calculant la température de l’air à une résolution de 250 mètres, selon les caractéristiques urbaines locales. Il s’agit d’une approche complémentaire à la cartographie par zone climatique locale (LCZ) qui se limite à localiser les formes urbaines les plus sensibles à l’ICU, sans quantification du phénomène.
« Ces valeurs correspondent à l’îlot de chaleur urbain maximal observé après une journée d’été fortement ensoleillée », souligne Météo-France qui précise aussi que ces données peuvent être « encore amplifiées lors des épisodes caniculaires ».
En France, les villes concentrent plus de 80 % de la population et une grande partie des activités socio-économiques. Elles sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique, avec des impacts conséquents sur les conditions de vie, la santé des populations, les infrastructures et les inégalités territoriales.L’existence de ces cartographies anticipatrices du changement climatique permet aux décideurs et acteurs locaux d’avoir des éléments importants en matière de prospective et d’aménagement du territoire.