Plus de 130 000 personnes ont marché partout en France le 26 septembre dans plus de 260 villes « pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale ». « On avait l’impression que le mouvement climat était enterré, vous prouvez que ce n’est pas le cas », se réjouit Cyril Dion, cofondateur du mouvement des Colibris, lors d’une rencontre en ligne.« On a besoin d’être à nouveau très visibles et d’être massivement dans les rues », souhaite le réalisateur, qui appelle les participants de ce mouvement à se doter « d’un objectif clair » pour définir « la stratégie » et « trouver des alliés pour y parvenir ».
Lors de ces manifestations on pouvait croiser des pancartes telles que les pancartes « Pas de futur sans nature », «Le Giec l’avait bien dit» Beaucoup tenaient par leurs présences à afficher cette nécessité d’actions «en appui à une mobilisation citoyenne nécessaire au vu des dangers qui menacent l’humanité»
Tous remettent en mouvement des militants animés depuis plusieurs années par la cause climatique, qui se sont éveillés par les connexions entre cet enjeu et les inégalités. Cette mobilisation s’élargit à de nouveaux arrivants choqués et sensibilisés par les événements de cet été, mais avec parfois des réticences à l’évocation de ces sujets, en lien avec la cause climatique.
« Les causes du dérèglement climatique et ses effets sont systémiques, nous n’avons pas d’autre choix que de trouver des modes d’action et des solutions systémiques, autrement, on risque de sacrifier la paix, le vivant et la justice sociale sur l’autel de la décarbonation, et de se priver d’alliances qui permettent justement de massifier le mouvement et de créer un rapport de force. »
Près de 50 000 signataires, dont près de 1 200 organisations… demandent un « plan d’urgence » pour l’adaptation au dérèglement climatique, « parce que l’été prochain sera plus chaud que celui-ci », et exigent que «contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit soient impliqués dans le principe pollueur payeur»
Selon Allianz Research les canicules auraient couter prés de 113 milliards d’euros pour 30 pays d’Europe ce qui, pour la France, s’élèveraient à plus de 20 milliards de pertes économiques .
La fondatrice du mouvement Fridays for Future, Greta Thunberg, figure emblématique du mouvement climat depuis 2018, apporte elle aussi son soutien aux marches du 26 septembre.