50 ans de droit de l’environnement et où en est-on?

Adoptée le 10 juillet 1976, la loi relative à la protection de la nature constitue l’un des textes fondateurs du droit français de l’environnement. Elle a marqué un changement de paradigme en affirmant que « la protection des espaces naturels et des paysages, la préservation des espèces animales et végétales, le maintien des équilibres biologiques […] sont d’intérêt général ».

Parmi ces atouts cette loi reconnaît aussi les associations de protection de la nature grâce à l’agrément de protection de l’environnement, ce qui leur donne une vraie place dans les consultations publiques et les instances de décision. C’est un premier jalon de la démocratie environnementale.

En 2012 : François Hollande promet, lors de la Conférence environnementale, une grande loi de reconquête de la biodiversité ;elle verra le jour en 2016 avec le principe de solidarité écologique, celui de non-régression, le renforcement du principe «éviter, réduire, compenser», ou encore la reconnaissance du préjudice écologique

en 1993  loi sur la protection et la mise en valeur des paysages

Malgré la mise en place de ces lois, et bien avant les affaiblissements récents, la biodiversité a continué de décliner rapidement dans notre pays et depuis la nouvelle loi d’urgence  agricole cet affaiblissement se poursuit.

loi biodiversité du 8 aout 2016  pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages :  https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000033016237

Et enfin en ce mois de juillet est votée la loi d’urgence agricole qui dévoile un ensemble de mesures destinées à répondre aux revendications du monde agricole. Eau, concurrence déloyale, protection des élevages, restauration collective ou relations commerciales : le texte entend agir sur plusieurs fronts pour soutenir les exploitations françaises.Elle a été adoptée définitivement le 20 juillet 2026, inclut des mesures sur l’eau, les pesticides, les tirs de loups, les importations et un plan d’urgence de plus de 300 M€ pour soutenir les agriculteurs français.

Nous assistons malgré des plaidoyers significatifs à une dernière salve  d’un modèle productiviste et intensif qui n’est plus possible.Il est encore très puissant, mais il va droit dans le mur ceci par le changement climatique, les pollutions environnementales, les impacts sur de la santé , et même des rendements, qui ne progressent plus malgré les pesticides et les autres soi-disant innovations.