En juin 2025, l’ancien ministre de la santé Yannick Neuder avait fait la promesse du remboursement, dès l’automne, du dépistage des Français·es au cadmium. Ce métal lourd a contaminé 98% de la population par l’utilisation d’engrais qui impactent l’agriculture et donc notre alimentation et fait courir des risques graves sur les reins, les os, la reproduction et augmente la probabilité, sur le long terme, de développer certains cancers.
Qu’en est-il à ce jour?
Apparemment un accord tarifaire aurait été trouvé avec l’Assurance maladie, ouvrant la voie à un remboursement au cours des prochaines semaines. Le test a été fixé à 27,50 euros, avec une prise en charge à 60% par la Sécurité sociale et à 40% par les complémentaires santé. «Cet accord a été trouvé mi-mars, dans le cadre de la commission de hiérarchisation des actes de biologie médicale», a précisé François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes (SDBIO). Sa publication au Journal officiel devrait encore intervenir dans les prochaines semaines.
Or selon le projet d’arrêté , seules les «personnes potentiellement surexposées au cadmium du fait de leur lieu de résidence» seraient éligibles à ce remboursement.
Et la connaissance de ce sujet de santé publique ne fait qu’évoluer au profit de recherches de terrain. Selon l’étude Esteban, publiée en 2021, l’imprégnation des Français·es au cadmium a doublé en une décennie.Le cabinet de la ministre de la santé, Stéphanie Rist, interrogé, assure qu’il ne s’agira pas «d’un zonage national prédéfini (type liste de régions ou de départements) ouvrant automatiquement droit au dépistage», mais d’un dispositif fondé sur «l’identification de situations individuelles d’exposition», sans en préciser les critères.
Comme l’indique Jean-Claude Azoulay, président du Syndicat national des médecins biologistes (SNMB). «Il est essentiel de savoir où et pour qui ces tests seront proposés».