La 5 G en question

La 5G, tout le monde en parle. On nous promet quelque chose d’extraordinaire, un avenir technologique incroyable. Mais à l’heure où la 4G n’est pas encore déployée partout, on a du mal à s’imaginer ce que pourrait être un monde connecté en 5G.Un test 5G réalisé en condition réelle en Finlande a montré une connexion 14 fois plus rapide qu’avec la 4G LTE. L’expérience a mis en avant une vitesse constante de plus de 700 Mbps pour la bande 5G contre 50 Mbps pour la 4G.Le réseau 5G en question utilisait une bande 3,5 GHz.
En quoi consiste la 5G ?
La 5G est la 5ème génération de technologie réseau mobile conçue pour répondre à la très grande croissance des données et à la connectivité de la société moderne. et rendra possible un grand nombre de cas d’usages par l’amélioration des débits en mobilité et la meilleure qualité de la connexion. Elle permettra également de faire face aux besoins de l’Internet des objets* qui connectera des millards d’appareils entre eux et sera le support des innovations de demain.
Le programme de travail de juillet 2018 de l’ARCEP (ici) , Autorité de Régulation des communications Electroniques et des Postes, montre à quoi nos populations vont être soumises. l’ARCEP est une autorité administrative indépendante chargée de réguler,  les communications électroniques et les postes en France.
Le déploiement de la 5G est lié au développement des objets connectés. La largeur des bandes de fréquence utilisées ne permet plus le transfert de données de masse (les fameux data). Les tuyaux étant trop petits, il fallait les agrandir. L’ouverture commerciale est prévue pour 2020 suivant le plan de bataille de l’ARCEP (ici).
Quant aux fréquences, c’est déjà la foire d’empoigne, en France les fréquences des bandes 1,4 Ghz, 3,4-3,8 Ghz et 26 Ghz seront mises à disposition mi 2019.
 Les villes comme Lyon, Saint Etienne, Grenoble font parties de cette expérimentation.

Que propose l’ARCEP ?

Des progrès permis par plusieurs innovations structurantes :

antennes actives : meilleure efficacité spectrale et énergétique,

– network-slicing ; les réseaux 5G seront configurés en tranches -“slices” – pour s’adapter dynamiquement à la demande, en fonction des usages, en apportant un niveau de performance fiable et approprié,

utilisation de bandes hautes (26 GHz) sur des petites cellules, pour des usages localisés avec une grande largeur spectrale et offrant des débits très élevés (~10 Gbps).

Au niveau mondial, le programme One Web prévoit, lui, 648 satellites émettant depuis des orbites situées à 1200 km. Ces satellites communiqueront avec des antennes en point haut , celles ci-communicant elles-mêmes avec des antennes locales et bien plus nombreuses. En effet, impératif parmi d’autres, en raison des très hautes fréquences choisies pour la 5G, il est quasi impossible d’émettre avec de la puissance sur des longues portées car les effets sanitaires seraient désastreux. Il faut donc déployer localement de nombreuses antennes de faible puissance (tous les 100 m en ville). Cela veut dire qu’il n’y aura plus aucun moyen d’échapper à une pollution électromagnétique de grande ampleur, ni urbaine, ni rurale.
Au vu de l’augmentation du nombre de personnes se déclarant Electrohypersensibles (EHS), on voit  que l’avenir de la santé des populations est peu pris en compte
Et  ce mode de vie connecté, a -t- il fait l’objet d’une réelle demande citoyenne, nous pouvons en douter.