Des recommandations dans cette période où plus que jamais nous sommes à l’intérieur

L’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) a recensé en moins d’un mois près de 250 cas d’exposition à des produits dangereux directement liées à l’épidémie : mauvaise utilisation de nettoyants, de solutions hydro-alcooliques, et même d’huiles essentielles… Les centre anti poison sont fortement sollicités ! Cela n’empêche pas de se pencher sur la qualité de l’air intérieur, bien au contraire.

La qualité de l’air intérieur des bâtiments peut être altérée par divers contaminants chimiques ou microbiologiques. Par ailleurs, des effets sur la santé tels que des pathologies respiratoires peuvent résulter d’expositions à des polluants de l’air intérieur. Leur survenue dépend de la nature des polluants, de l’intensité et de la durée des expositions. Elle dépend aussi de déterminants génétiques, de facteurs socio-économiques et d’autres facteurs environnementaux qui influent sur la qualité de l’air. À l’intérieur des logements, l’air et bel et bien pollué de manière spécifique par rapport l’air extérieur. 

En effet, nous allons pour la plupart devoir rester enfermés chez nous sans la possibilité de sortir. Les activités dans les logements sont accrues : cuisine, bricolage, peinture,elles sont autant de pratiques susceptibles de générer des polluants dans l’air des habitations. Ils s’y concentrent alors même que nous y sommes présents toute la journée ! Ces polluants peuvent être responsables de l’aggravation de maladies respiratoires comme l’asthme et l’allergie.

Pour ceux qui auraient des craintes quant au coronavirus, le virus se transmet par des minuscules gouttelettes qui sont projetées dans l’air à 2 m en moyenne, vous ne risquez rien en ouvrant vos fenêtres, bien au contraire, il est nécessaire de bien renouveler l’air de vos habitats: ouvrir ses fenêtres tous les jours 10 mn le matin et le soir durant cette quarantaine.

Les principaux polluants de l’air intérieur sont des :

  • Polluants chimiques : composés organiques volatils (COV), oxydes d’azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), phtalates etc.
  • Bio contaminants : moisissures, allergènes domestiques provenant d‘acariens, d’animaux domestiques et de blattes, pollens etc.
  • Polluants physiques : radon, particules et fibres : (amiante, fibres minérales artificielles) etc

La présence de ces polluants est issue de différentes sources d’émission : constituants du bâtiment, du mobilier, appareils de combustion (chaudières, poêles, chauffe-eau, etc.), transfert de la pollution extérieure (air ambiant, sols contaminés) mais dépend également des modes de vie (tabagisme ou présence d’animaux domestiques par exemple). Les matériaux de construction, les produits de décoration et les meubles sont régulièrement cités comme des sources potentielles de pollution des environnements intérieurs du fait de leurs émissions en substances volatiles, voire semi-volatiles. Des premiers travaux ont été réalisés sur les matériaux de construction et produits de décoration par l’Anses.

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