21ème Semaine du Son de l’Unesco du 15 au 28 janvier 2024

La semaine du son est l’occasion pour les experts de rappeler l’importance de la santé auditive à tous les âges.

Les experts rappellent que savoir sauvegarder nos oreilles, c’est permettre de rester connecté, de s’écouter les uns les autres pour faire avancer la société. Toutes et tous ont un point commun, celui de réfléchir sur notre rapport au son, dans le cadre de cette nouvelle semaine du Son de l’UNESCO. Une initiative lancée il y a 21 ans par Christian Hugonnet : « Notre idée était d’amener les gens à écouter le monde et à considérer que le son est créateur d’images, de dire ‘arrêtons de regarder le monde, essayons de mieux comprendre l’autre, pour essayer de mieux comprendre ce qu’il nous raconte’ ».

« Savoir écouter, savoir se parler », c’est celui de l’écologie sonore qui sera au centre de cette nouvelle édition. Mettre ces deux mots l’un après l’autre va nous permettre d’amener les gens à considérer le sonore comme un lieu de développement personnel et collectif. Un lieu bruyant par exemple, est un lieu qui va générer de la violence. Quand on est dans un lieu bruyant, on a aussi peut-être tendance à ne pas pouvoir se concentrer. Donc tout cela fait du sens. » Le message des experts de la semaine du son est de prendre conscience de sa santé auditive pour continuer d’écouter, entendre, jusqu’au bout.

le Pr Paul Avan, directeur du CERIAH, Centre de recherche et d’innovation en audiologie humaine, à l’Institut Pasteur et l’Institut de l’Audition, se réjouit de cette prise de conscience des jeunes, “alors même que cette population ne présente pas encore de troubles auditifs majeurs”. “C’est un formidable terrain, propice à la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation que nous préconisons depuis 10 ans, ainsi qu’à la création d’un label qualité”, estime le spécialiste., alors que 25 % des personnes âgées de plus de 60 ans souffrent d’une perte auditive

  • Pour autant, les jeunes se distinguent de leurs aînés quant à leur rapport à la santé auditive, puisque :
  • 54 % des 18-34 ans se disent préoccupés par leur santé auditive (contre 45 % de l’ensemble de la population), et 32 % admettent avoir déjà souffert de problèmes auditifs suite à une mauvaise écoute de la musique ;
  • 66 % d’entre eux reconnaissent le lien entre qualité sonore et santé auditive (contre 54 % dans l’ensemble de la population), une piètre qualité sonore pouvant conduire à écouter la musique à un volume plus élevé.
  • Près de la moitié des jeunes adultes (44 %) affirment utiliser des applications ou des réglages pour limiter le volume lors de l’écoute de musique.
  • mais 62 % des sondés, tout sexe confondu, avouent continuer à adopter des pratiques d’écoute à risque, preuve qu’il faut continuer les efforts en matière de prévention.
  • : “SANTÉ AUDITIVE : PLUS DE LA MOITIÉ DES JEUNES ADULTES (18-34 ANS) SE DISENT PRÉOCCUPÉS”, communiqué Qobuz, 11/01/24.