Archives pour la catégorie Air intérieur

Rapport de l’OMS et du PNUE sur les pertubateurs endocriniens

Un rapport des Nations-Unies sur les perturbateurs endocriniens
appelle à une réforme profonde de la gestion des produits chimiques

Avec plusieurs mois de retard sur l’échéance initiale de parution[1], le rapport conjoint de l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) et du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), « State of the science of endocrine disrupting chemicals », a été publié aujourd’hui lors d’une conférence de presse à Nairobi. Le rapport, qui constitue la somme la plus complète sur les perturbateurs endocriniens (PE) parue à ce jour, désigne la perturbation endocrinienne comme une « menace mondiale » pour la santé humaine et l’environnement. Lire la suite

Augmentation significative des allergies chez les enfants et ce n’est pas fini

Les enfants sont de plus en plus allergiques, pourquoi ?

Publié par le : 10-12-2012

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En vingt ans, le nombre d’enfants allergiques a presque doublé. Maladie génétique, l’allergie est liée à notre mode de vie. Parfois contraignante, elle peut entraîner le repli sur soi des enfants, s’ils sont mal pris en charge.

Chez les enfants, éternuer dans la purée est, paraît-il, un classique. Hum, peu ragoûtant… Mais bon, certains d’entre eux ont une excuse en béton : ils sont allergiques. Les allergies environnementales comme alimentaires sont en forte augmentation chez les petits.

D’après l’Académie européenne d’allergie et d’immunologie clinique (EAACI), près de 20% des écoliers sont, dans l’hémisphère Nord, atteints d’eczéma, qui est une maladie allergique au même titre que l’asthme, la rhinite, la conjonctivite. Dans 90% des cas, cette dermatite atopique se déclare avant l’âge de 5 ans. Et dans un cas sur cinq, elle serait provoquée par un aliment.

En tout, on estime que 8% des petits Français sont atteints d’allergie alimentaire, contre 3% des adultes environ. La banque de données du Cercle d’investigations cliniques et biologiques en allergologie alimentaire (CICBAA), association de chercheurs en allergologie alimentaire, fait état de 3,6 enfants allergiques pour 1 adulte. C’est bien plus qu’il y a 20 ans.

40% des Européens allergiques en 2040 ? Lire la suite

Le mercure dentaire de nouveau sur la sellette

La commission européenne doit se prononcer prochainement (janvier 2013 à Genève  et au Japon par la suite) pour présenter sa position lors des négociations internationales visant à réduire drastiquement les rejets du mercure dans l’environnement.

Or la France fait encore partie des pays où l’amalgame dentaire communément appelé « plombage » est encore très souvent proposé: en fait ce mélange contient 50% de mercure et 50% d’alliage métallique (argent, cuivre, étain, zinc etc..). Notre pays utilise ainsi, comme avec les applications industrielles entre 15 et 17 tonnes par an, le plaçant en tête des pays européens, alors que la Suède a totalement interdit l’utilisation de ce métal. L’agence de sécurité américaine la FDA a reconnu dés 2008 qu’il présentait des risques pour le fœtus et le jeune enfant et l’OMS a publié en octobre 2011 une recommandation pour préconiser des matériaux alternatifs à l’amalgame dentaire courant.

Si les risques de l’exposition au mercure ne sont pas contestés scientifiquement depuis 2008, le seuil de dangerosité est  encore soumis à controverses.

 La récente démarche de l’association « non au mercure dentaire »  auprès du Ministère de la santé n’a  donc pas rien d’inattendu. Elle est suivi par un groupe de praticiens dentistes sachant qu’eux mêmes dans leurs exercices sont soumis aux vapeurs de mercure lors des travaux dans la bouche de leurs patients. Les alternatives à ce matériau d’obturation existent et consistent à l’utilisation de ciments verre ou de résines (mais sans BPA) qui présentent de meilleures caractéristiques en terme de biocompatibilité.

 Site de l’association NON AU MERCURE DENTAIRE

Nouvelle étude espagnole sur les composés toxiques des fumées de tabac: à quand les informations indispensables ?

DES CHERCHEURS de l’Université d’Alicante (Espagne) ont analysé la fumée et les particules fines  de dix marques de cigarettes différentes vendues dans leur pays : les anglo-saxonnes Marlboro, Winston, Chesterfield, Camel, L&M, Lucky Strike, John Player ainsi que les espagnoles Fortuna, Ducado et Nobel. Résultats ?

ENFIN, LA FAIBLE teneur en goudron de certaines cigarettes (qui doit être obligatoirement mentionnée sur le paquet) n’est pas un indicateur de moindre toxicité : ces dernières sont aussi celles qui dégagent le plus d’isoprène, de toluène et de crotonaldéhyde, selon les chercheurs, qui ont mené leurs tests avec des machines à fumer.

CETTE ÉTUDE CONFIRME la pertinence de la politique adoptée par la Food and Drug Administration américaine qui oblige, depuis juin dernier, les industriels à rendre des comptes sur les composants de la fumée de leurs cigarettes.

« La teneur en certains produits toxiques ou cancérogènes varie fortement selon les marquesexplique Maria Isabel Beltran du  département  d’ingénierie chimique de l’université d’Alicante. Et ce, même si la composition des différentes cigarettes semble peu différer ».

Ces produits de combustion pourraient bientôt être plus strictement réglementés et faire l’objet de communications à destination du public aux États-Unis. Probablement via des sites internet gouvernementaux ou tenus par les industriels. À ce jour, en Europe, seules les mentions de la teneur en goudron, nicotine et monoxyde de carbone, sont obligatoires… sur le paquet. Les industriels ne sont pas encore tenus de communiquer sur les constituants de la fumée. Il est donc indispensable de poursuivre cette demande fort légitime.

Source: « Comparative study of the main characteristics and composition of the mainstream smoke of ten cigarette brands sold in Spain« . A. Marcilla, I. Martínez, D. Berenguer, A. Gómez-Siurana, M.I. Beltrán. Food and Chemical Toxicology 50 (5): 1317, 2012.

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Conférence de l’ONU à Nairobi : les pertubateurs endocriniens reconnus dangereux

La 3ème conférence internationale sur la gestion des produits chimiques (ICCM3) a abouti à une déclaration de consensus sur la reconnaissance des perturbateurs endocriniens comme enjeu international émergent.

Le forum mondial sur la sécurité chimique (SAICM), sous l’égide de l’ONU a débouché sur une  déclaration de consensus sur les perturbateurs endocriniens (PE).

 Malgré l’opposition des Etats-Unis, du Canada et des représentants internationaux et américains de l’industrie chimique (Le Conseil international des associations chimiques, le US Council for International Business, et l’American Petroleum Institute), une coalition large d’états et d’ONG est parvenue à ce résultat historique qui ouvre la voie à une action internationale concertée contre les dangers des PE.

Le texte de consensus (en attente de publication et reproduit ci-après) prévoit entre autres l’échange d’informations et d’expertises en vue de permettre aux parties prenantes de réduire les expositions aux perturbateurs endocriniens. Il met aussi l’accent sur les outils de prise de conscience et de transmission pour permettre aux pays les moins développés de faire face aux enjeux des PE. Le texte est enfin une reconnaissance internationale des « effets négatifs potentiels des perturbateurs endocriniens sur la santé humaine et l’environnement » et de « la nécessité de protéger les êtres humains et les écosystèmes et leurs éléments constitutifs qui sont particulièrement vulnérables ».

« Cette déclaration peut paraître un peu en retrait au regard de l’actualité française et européenne sur les PE ; elle n’en constitue pas moins un pas de géant en désignant les perturbateurs endocriniens comme l’un des fléaux modernes auxquels doit faire face l’humanité. Les PE ne sont plus la ‘nouvelle frontière écologique’ des seuls pays occidentaux mais un enjeu de santé planétaire à mettre en regard de l’épidémie mondiale de maladies chroniques déjà pointée par l’OMS » commente Yannick Vicaire, chargé de mission au Réseau Environnement Santé. « La déclaration onusienne met aussi sur un pied d’égalité à la question sanitaire les impacts des PE sur la biodiversité dont faut-il le rappeler nous, êtres humains, sont aussi dépendants ».

Troisième session de la Conférence internationale sur la gestion des produits chimiques (ICCM3), Nairobi 17-21 Septembre 2012

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